Monsieur le Premier Ministre,
Un homme est mort. Pengo Bossio Wangi, a été assassiné par un terroriste raciste, islamophobe et négrophobe.
Cinq personnes ont survécu de peu à cet attentat planifié et exécuté méthodiquement, dont une enfant de 12 ans dont le corps a été criblé de 8 balles.
Le groupe Ecologiste et social exprime sa plus grande solidarité envers leurs proches et présente nos plus sincères condoléances à la famille du défunt.
Notre groupe salue l’action des personnels soignants et des forces de l’ordre qui ont permis de sauver des vies.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, dont je salue le travail et la justesse des propos, dénonce « des discours de haine martelés contre les étrangers, les immigrés et les musulmans qui ont contribué à les ériger en ennemis de l’intérieur».
Pourtant les dirigeants du RN continuent de fanfaronner dans les médias en qualifiant la ville de Trappes de « foyer de jihadistes ».
Pourtant, pas un mot de regret d’Aurore Bergé qui en tant que ministre chargée de la lutte contre les discriminations a défendu la théorie du grand remplacement comme un élément du débat public.
Pas une condamnation de la part du Président de la République, après que Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur ait crié ‘A bas le voile ».
Pas un mot d’excuse de votre part de ne pas avoir mardi dernier en ces lieux dénoncé les amalgames entre immigration et pilleurs.
Rien ne change. Nous refusons que Pengo Bossio Wangi, soit une victime de plus en attendant la suivante.
Aux mots qui tuent, nous devons opposer les mots qui font vivre : Respect, Dignité et justice.
La République doit s’exprimer, doit dire stop, doit dire à celles et ceux qui sont terrifiés à l’idée d’être devenues des cibles, nous vous protègerons.
Monsieur le Premier Ministre, Proposerez-vous au Président de la République de déclarer un hommage national en l’honneur des victimes des attentats de Trappes et La Verrière?