Monsieur le Premier Ministre,
Voici le témoignage de Samia, soignée au Village 2 santé à Echirolles :
« Je suis allée voir un chirurgien et il a refusé de m’opérer quand il a vu que j’avais la CMU. J’aurais pu laissé tomber mais je suis venue en parler au centre. Benjamin m’a accompagné. Je me suis sentie moins seule, ça m’a rendue plus confiante. Je voulais faire entendre à ce chirurgien que c’était dégueulasse et injuste. Lui demander : « Oui, j’ai la CMU et alors ? est-ce qu’il faut être riche pour être soignée ? »
Le Village 2 santé et 25 autres structures de santé participative proposent une prise en charge global « medico-psycho-social » grâce à un dispositif appelé SECPA mis en place après le COVID pour répondre à l’ampleur des inégalités de santé
Le travail de ces structures a été reconnu positif par tous les comités qui les ont évaluées.
Pourtant elles risquent, au 1er mai, de fermer leur porte ou de drastiquement réduire leur action, car votre gouvernement va massivement réduire leur financement.
Nous parlons de la maison de santé Haut de Saint-Aubin à Angers, le centre de santé des 3 cités à Poitiers, le château de santé à Marseille, le Pôle de santé interprofessionnel à Saint-Martin d’Hères, le MSP Belleville à Paris, la place Santé à Saint-Denis, la maison de santé Hautepierre à Strasbourg ou encore la MSP Montsoleil à Outreau.
Si ces structures ferment, ce sont des territoires entiers privé d’accès au soin. Ce sont des milliers de personnes qui seront sans soin, sans écoute et sans accompagnement.
Monsieur le Premier ministre, ma question est simple : l’ensemble des financements du dispositif SECPA pour la santé participative seront-ils préservés ?