QUAND LA POLITIQUE TUE, LA RÉPUBLIQUE VACILLE.
Quentin Deranque a été roué de coups alors qu’il était à terre. Ses blessures seront fatales.
Ce déferlement de violence est inacceptable. Personne ne mérite d’être encerclé, jeté au sol et mortellement frappé.
Je condamne fermement ces actes et adresse mes condoléances à sa famille.
Quentin Deranque était membre d’un groupe néofasciste et un catholique intégriste.
Le 10 mai 2025 il participait à un défilé néonazi.
Nous étions des adversaires politique, puisqu’il défendait toutes les idées auxquelles je m’oppose.
Pourtant, rien, absolument, ne justifie sa mort.
L’antifascisme n’est pas la violence physique.
C’est un mouvement populaire, social, culturel pour dénoncer l’idéologie d’extrême droite. Ce sont des citoyennes et des citoyens qui sont déterminé·es à résister à la haine fasciste et qui défendent une société inclusive, non-violente et accueillante.
Mon engagement est antifasciste.
Et je partage le combat de celles et ceux qui, au quotidien, résistent aux idées de l’extrême droite.
Ce drame est une des conséquences de la montée de violences politiques à Lyon, notamment depuis le début des années 2010, date de l’ouverture d’un QG de Génération identitaire.
En 2022, un militant de la France insoumise est passé à tabac.
En novembre 2023, quarante nervis d’extrême-droite attaquent à coups de chaîne une conférence sur la Palestine à la Maison des Passages : sept blessés.
En février 2024, Sinisha Milinov, ancien porte-parole du groupe identitaire les Remparts, commet une agression raciste au couteau place des Terreaux.
Depuis 6 ans, la mairie de Lyon a fait de la lutte contre l’extrême droite une priorité car elle représente une menace réelle pour la sécurité des Lyonnais·es.
Elle a agi pour apaiser cette ville, bastion historique de l’extrême droite et théâtre de violences politiques :
- Demande de la dissolution des groupuscules d’extrême droite
- Création d’un comité de vigilance dès le début du mandat
- Mobilisation quotidienne des policiers municipaux
- Saisie de la Justice à chaque fait qui est porté à la connaissance de la municipalité.
Une recherche d’apaisement indispensable, alors que la droite et l’extrême droite instrumentalisent ce drame sans aucune retenue : des hommes et des femmes politiques parlent avant et à la place de la justice, attisent les tensions,cherchent à désigner un bouc émissaire politique…
L’extrême droite cherche à profiter du choc créé par la mort de Quentin Deranque pour blanchir son passé et cacher sa nocivité.
L’apogée de cette instrumentalisation morbide culmine avec la proposition d’un front commun anti-LFI de la part de Jordan Bardella.
Jordan Bardella cherche à s’intégrer dans l’arc Républicain.
C’est la suite logique de l’injustifiable signe = tracé par les macronistes entre RN et FI.
Il faut le dire clairement : l’extrême droite est le seul mouvement politique anti-républicain, car elle fonde son idéologie sur un suprémacisme (nationaliste, racial, masculiniste) contraire aux principes et valeurs de la République.
Cette stratégie de stigmatisation contre la France insoumise génère des menaces sur des élu·es et des militant·es.
Une alerte à la bombe au siège de la France insoumise, des permanences de député·es insoumis·es dégradées, des menaces de morts, cyber-harcèlement de militant·es de gauche…
J’apporte tout mon soutien aux personnes ciblées par ces violences.
Cela doit cesser. Je m’associe à celles et ceux qui travaillent à faire revenir l’apaisement et le respect.
Quand la politique tue, la République vacille.
Quelques mots sur le meurtre de Quentin Deranque et son instrumentalisation politique.
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