La France suffoque. Pour la deuxième fois en moins d’un mois, des millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous une chaleur extrême, précoce, inédite. Ce n’est pas un hasard, ni une coincidence, mais la conséquence directe de décennies d’inaction climatique, accélérée par les décisions de ceux qui nous gouvernent.
Le 26 mai 2026, Daniel, 19 ans, est mort d’hyperthermie après avoir travaillé toute la journée sur une charpente. C’était la première vague de chaleur de l’année, alors que l’été n’avait pas encore commencé. En 2025, 9 travailleuses et travailleurs ont perdu la vie à cause des chaleurs extrêmes. Chacune de ces morts ne sont pas des faits divers. Ce sont des scandales politiques.
Pendant ce temps, le gouvernement coupe les moyens pour la transition. Le Fonds vert, seul levier dont disposent les collectivités pour financer leur adaptation au réchauffement climatique, est passé de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 837 millions en 2026. En pleine vague de chaleur historique, l’exécutif a annoncé 162,5 millions de coupes supplémentaires. Près de 20 % en un seul coup.
C’est un choix politique assumé. Celui de faire l’autruche et de ne rien changer, au détriment de nos vies.
Le Premier ministre, en présentant un plan d’électrification, a même réussi l’exploit de faire disparaître le mot « climat » de son vocabulaire. L’écologie a été écrasée par ce gouvernement, reléguée, vidée de sa substance, au moment précis où la France bat des records de chaleur précoce.
Face à cette démission organisée, le groupe Écologiste et Social présente ses positions. Nos priorités sont claires : protéger les enfants dans leurs écoles qui étouffent, garantir un droit à la fraîcheur pour toutes et tous, ouvrir de nouveaux droits pour les travailleuses et travailleurs exposés, transformer nos villes bouilloires en oasis, défendre bec et ongles chaque euro du Fonds vert, sécuriser notre agriculture face aux sécheresses, protéger nos outre-mer des premières lignes du chaos climatique, et inscrire dans la loi notre résilience collective.
Loin des tweets simplistes et des annonces sans lendemain, nous travaillons chaque jour à construire des réponses à la hauteur. Parce que s’adapter, ce n’est pas subir : c’est décider, investir, protéger. Et parce que celles et ceux qui n’ont pas les moyens de fuir la chaleur ou de se payer la climatisation n’ont pas le luxe d’attendre.
Cyrielle Chatelain