J’interpelle le Premier ministre sur la flottille pour Gaza

Temps de lecture : 1 minute

Monsieur le Premier ministre,

Plus de 50 bateaux civils, des centaines de volontaires : des humanitaires, des médecins, des journalistes, des citoyens ont pris la mer pour briser le blocus de Gaza. Et je tiens à saluer les naviguantes de la flottille qui sont aujourd’hui dans les tribunes et qui attendent, Monsieur le Premier ministre, des actes fermes de votre part. 

428 personnes ont été arrêtées, ligotées, enfermées, violentées par l’armée israëlienne la semaine dernière. 

Et contrairement à la communication du gouvernement de Netanyahou repris par votre ministre des affaires étrangères, cela ne peut être le fruit des consignes d’un seul homme. Si Itamar Ben Gvir a agressé une naviguante devant les caméras et compare les palestiniens à des animaux, c’est bien Netanyahou qui l’a nommé Ministre.

Quand des militaires frappent systématiquement pour blesser, casser les nez, les côtes, les chevilles, disloquer les épaules, c’est sur ordre. 

Quand des militaires mettent à nu tous les naviguants, qu’ils les maintiennent sur les genoux la tête au sol en plein soleil pendant des heures, c’est une consigne. 

Quand des militaires agressent sexuellement et violent des humanitaires, ce n’est pas un dérapage, c’est une permission. 

Quand des crimes de guerre sont perpétrés quotidiennement dans les geôles israéliennes, ce ne sont pas des actes isolés, c’est l’ensemble du gouvernement de Netanyahou qui est coupable.

Monsieur le premier ministre, j’ai deux questions appliquerez-vous enfin les mandats d’arrêt de la cour pénale internationale à l’encontre de Netanyahou et des membres de son gouvernement ? 

Et depuis cet hémicycle, aujourd’hui, demandez-vous à Ursula Van der Leyen la suspension de l’accord d’association avec Israël ?